Les églises et leurs paroisses (Cas par Cas)

Église de Breuilaufa et sa paroisse

Saint Patron : saint Jean-Baptiste

Cet ancien bâtiment des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem dépendait de la Commanderie du Palais.

Dans le passage précédant,concernant l’ordre de Malte nous avons signalé la visite régulière des possessions de l’ordre par ses contrôleurs ; il en est ainsi à Breuilaufa en 1786 où ils constatent le bon état de l’église et du château, signalent la construction récente du presbytère. De l’inspection de la visite du jardin et du pré, ils écrivent dans leur rapport qu’il est bien « rigolé et entretenu en bon père de famille. »

Église et Manoir des Hospitaliers

Plus de renseignements dans la rubrique Archives->(Etat des lieux de Breuilaufa).

Lors de cette dernière visite, la maison presbytérale venait tout juste d’être construite. Et le moulin était en bon état de fonctionnement.


 

L’église du Buis et sa paroisse

Saint patron : saintMartial

Première mention du Buis en 1097. La paroisse dépendait alors de l’abbaye de Saint-Martial.

En juillet 1790, les chanoines de l’abbaye Saint-Martial sont toujours « les seigneurs fonciers et décimateurs de la dite paroisse » mais âgés et peu nombreux ils ne remplissent plus leurs obligations depuis des années.


 

Eglise de Chamborêt et sa paroisse

Saint patron : saint Antoine

C’était un prieuré de filles dépendant de l’abbaye de la Règle de Limoges, sous le patronage de saint Antoine et de la Vierge.

La cloche de Conore, aujourd’hui restaurée, se trouve dans le clocher de Chamborêt.


Eglise de Chaptelat

Église de Chaptelat et sa paroisse

Saint patron : saint Eloi

Une légende voudrait qu’elle soit édifiée à l’emplacement de la maison natale de Saint Eloi.
Les RRP Feuillants y avaient des possessions.


Église de Conore et sa paroisse

Des documents du XVIIIème siècle provenant d’un « arpentement »daté de 1751, d’acte notarié de 1766, et du compte rendu détaillé de la visite faite par des membres de l’ordre à Conore, en 1786 nous donnent de nombreux renseignements sur les terres, l’église, le presbytère, l’étang, le moulin et l’état dans lequel ils se trouvent. Il ont été publiés dans notre ouvrage intitulé : Les 7 paroisses ébauche du canton de Nieul.

À la Révolution, Conore sera rattaché provisoirement à Peyrilhac et fera définitivement partie de cette commune. Les biens de cette commune seront vendus comme biens nationaux : l’étang, son moulin et le presbytère. L’église sera détruite.


 

Église de Couzeix et sa paroisse

Saint patron : sainte Madeleine

Il y avait en 1097 une prévôté qui dépendait de l’abbaye de Saint Martial. Il est probable, qu’une partie de l’église actuelle fut bâtie dès la fondation de cette prévôté.


 

Église de Nantiat et sa paroisse

Saint patron : saint Vincent

Plusieurs chapelles sont recensées sur la commune : dans le village de Saint-Géry, une chapelle rurale sous le patronage de Saint Gilles ;une seconde existait au village des Lèzes ; et une troisième dans celui de Peyrisset.


Église de Nieul et sa paroisse

Saint patron : saint Pierre puis sainte Marie

Deux oratoires, parfois appelés montjoies, de factures similaires se trouvent à Nieul.

On notera l’existence de plusieurs chapelles :
Celle du château de Nieul dédiée à Saint Jean, ainsi que son cimetière.
Celle du château dePuymaud .
Et de beaucoup la plus importante, celle de Saint Martin du Fault. Elle se trouve au croisement d’une route antique venant de Narbonne et de la voie romaine allant de Limoges à Poitiers. Elle est attestée depuis 1380 et dite annexe de l’église Sainte Marie de Nieul, mais pour certains, elle serait bien antérieure à cette date, en partie en raison de sa fête célébrée à la Saint Martin d’été qui se continuait par des dévotions à la bonne fontaine voisine. Cette chapelle, annexe de l’église Sainte Marie de Nieul est interdite au culte en 1742 en raison de sa vétusté.
Mais lorsque Jacques Joseph Juge de Saint Martin fait reconstruire son petit château de Boubaud en 1789, il demande à l’évêque de Limoges, l’autorisation de construire une chapelle privée.
La célébration de la Saint Martin d’été sera alors réalisée comme par le passé parle curé de Nieul, et cela jusqu’à la fin du XXème siècle,dans la chapelle actuelle.


 

Église de Peyrilhac et sa paroisse

Saint patron : saint Léger

Sous le nom de Padriliacum, il fut le siège d’une vicairie. Au XIIIème siècle,d’une prévôté et au XIVème siècle se trouvait un prieuré dépendant de l’abbaye de Saint-Martin de Limoges, à laquelle il fut uni en 1624.

Les Feuillants étaient les décimateurs de la paroisse et collateurs de la Cure de Peyrilhac. La Révolution va décider la destruction du château, accolé à l’église, pour en extraire le salpêtre, entraînant des dégâts importants à l’église, « ce qui a coûté à la paroisse environ 2 000 francs pour remonter les murs et remettre les couvertures. »

Une chapelle existe auvillage du Queyroix. Elle est attestée en 1635.

Jusqu’au XIXème siècle,le 25 avril, les paroisses de Veyrac et Peyrilhac allaient en procession à cette chapelle, qui était limitrophe des deux communes.


 

Église de Saint-Gence et sa paroisse

Saint patron : saint Hilaire puis saint Gentien

Un oratoire, ou montjoie est situé à l’entrée du cimetière, et daterait de la fin du XVème siècle.

Au village du Masboucher,une chapelle était dédiée à saint Marc l’évangéliste.

Les Oratoriens possèdent des biens dans la paroisse de Saint-Gence. Au Theil, il s’agit d’un moulin, une écurie, une bergerie, des prés, une chénevière, un étang, des terres. Alors que les moulins de Breuilaufa et de Conore étaient en bon état, il n’en est pas de même pour celui du Theil.


 

Église de Saint-Jouvent et sa paroisse

Saint patron : saint Gaudens

Nous avons vu précédemment que l’abbaye de Solignac avait reçu du roi Charles III le Simple un certain nombre d’églises de l’évêché de Limoges dont Saint-Jouvent.

Dans le cimetière, il existe une chapelle où reposent les seigneurs de Bachellerie. Une autre chapelle existe à Villemazet. Elle fut construite en 1888.


 

Église de Thouron et sa paroisse

Saint patron : saint Pierre -ès-liens et saint Martial

Elle dépendait de l’abbaye de Saint-Martial. En 1498, l’église est restaurée. Le cimetière que l’on déplace à ce moment là, a une chapelle dédiée à Saint Roch.

Au village de laMadeleine, les ruines d’une ancienne chapelle seraient encore visibles.


 

Eglise de Vaulry. Photo MNA

Église de Vaulry et sa paroisse

Saint Patron : saint Bonnet d’Auvergne et saint Rémy

Elle dépendait de l’abbaye de Saint-Martial. Les Grandmontains étaient également présents à Vaulry.

C’est Faydit de Vaulry qui donne sa borderie de Teullet située près de l’étang de Rousset pour y fonder une abbaye, unie à celle de Grandmont par une bulle du pape de 1318. Elle comptait cinq religieux à la fin du XIIIème siècle. Parmi leurs possessions un moulin.

Leur chapelle dédiée à la sainte Vierge et à saint Georges existait depuis « une période fort reculée ». Elle tombait déjà en ruine au XVIIIème siècle, il n’en reste plus que quelques pierres disséminées dans le paysage.
Au dessus du village des Mas, une chapelle baptisée Notre-Dame de Vaulry est construite. Elle fut bénie en 1863, puis agrégée au sanctuaire Notre-Dame de Lorette.


 

Eglise de Veyrac. Photo MNA

Église de Veyrac et sa paroisse

Saint patron : saint Martin

Une chapelle à la Barre de Veyrac existe toujours.
Une chapelle rurale, dédiée à saint Marc l’évangéliste, était commune aux paroisses de Veyrac et de Peyrilhac.

Nous avons vu précédemment qu’une abbaye existait à Veyrac jusqu’au début de la Révolution.Elle se trouvait à Boeuil située loin de tout bourg.

Le Glanet et plusieurs sources, permettaient grâce à des barrages de réaliser des étangs et de se livrer à la pisciculture.
Les moines avaient réalisé 3 viviers, il en reste encore les traces visibles dans le paysage.

Les Cisterciens ayant acquis une grande maîtrise de la force hydraulique, il n’est pas surprenant de les voir utiliser les moulins (sur rivières ou sur étangs) à plusieurs fins : Moudre le grain pour l’essentiel, mais aussi pour le dégraissage et le foulage de la laine et du chanvre dans les moulins à drap.
Plus surprenant : un moulin à « tirer le fer » fut construit entre 1462 et 1475 sur la chaussée de l’étang du monastère. Il faut également noter à Boeuil la fabrication de tuiles.