Le parcours d’Adolphe de Bruchard jusqu’à sa nomination au poste de directeur.

Adolphe Ambroise De Bruchard

Portrait d’Adolphe Ambroise De Bruchard

Il est né le 25 mars 1800 au Breuil, commune de Peyrilhac.

Il fit de brillantes études à Sainte-Barbe, puis il suivit des cours de droit. Il est licencié en 1827. Mais il préféra à cette vie toute tracée « la modeste et utile carrière de l’agriculture ». Il entre alors à l’école de Roville, dirigée par M de Dombasle qui « faisait en agriculture ce que Dupuytren faisait en chirurgie ». Très vite il est remarqué et apprécié par son « maître ».

De Bruchard quitte l’institut agronomique en 1831 en emportant un spécimen de tous les instruments dus au génie inventif du « maître ». Ces instruments furent offerts comme modèle à M. Bouillon, alors seul constructeur à Limoges.

En 1832, il achète une propriété à Gaudonneix. A cette époque, la culture en Limousin était des plus élémentaires, et l’assolement suivi était presque exclusivement biennal.

La proportion des prairies aux terres cultivées était insuffisante, le bétail pas assez nombreux, les fumiers manquaient et les engrais du commerce, encore à l’état embryonnaire, n’étaient alors d’aucune ressource. Le prix élevé de la chaux rendait presque impossible la création de prairies artificielles sur un sol dépourvu de principes calcaires. Mais de Bruchard est un homme dont le caractère est de ne pas abandonner ses projets, il fit alors venir de Montmorillon et à dos de mulets de la chaux.

Peu à peu, cependant, Gaudonneix changeait d’aspect. Les chemins existant étaient réparés, d’autres étaient percés, les prairies étaient assainies et irriguées, les terres, soumises à un assolement régulier où la jachère ne trouvait plus de place ; la culture des topinambours, de la betterave et du trèfle venait d’augmenter la nourriture fourragère, et là, où ne poussait naguère que du seigle chétif, on vit bientôt d’abondantes récoltes de blé de froment.

En 1844, la mort de son père le fit propriétaire de la grande terre de Chavaignac. Grande en effet mais peu fertile.

Comme pour Gaudonneix, ici tout est à faire. A part un pré et quelques terres, des châtaigneraies improductives, des landes constituent cet héritage.

Ouvrir des chemins, faire des plantations et des défrichements, utiliser les eaux du magnifique étang qui fait l’ornement de Chavaignac, créer un vaste jardin, restaurer les bâtiments, organiser un assolement, tous ces travaux furent menés de front.

Plaque commémorative en l’honneur d’Adolphe Ambroise de Bruchard, apposée en 1994, à l’occasion de "Science en fête", grâce au concours de l’association Mémoire de Nieul et Alentours et du Docteur Marbouty.

Plaque commémorative en l’honneur d’Adolphe Ambroise de Bruchard