1920-1970, la vie à l’école

La bûche et le poêle.

Autrefois, les enfants amenaient chacun une bûche pour le poêle à bois, qui servait à alimenter le feu de la classe. Au début du XXe siècle, la commune de Peyrilhac fournissait le bois nécessaire au chauffage. Il était stocké sous le préau. Puis furent installés les poêles à mazout et enfin le chauffage central, vers le milieu des années 1970.

Les premiers arrivés étaient chargés d’allumer le poêle de la classe et de veiller à maintenir une chaleur constante.

La cantine.

Initialement, il n’existait pas de cantine. Les repas devaient être fournis par les familles. Les enfants apportaient du pain, du fromage, des pommes, le tout enveloppé dans un torchon. Certains enfants mangeaient dans l’école, d’autres avaient la possibilité d’avoir quelqu’un, dans le bourg, qui les accueillait. Au début des années 1920, Mme Theillet, qui tenait un restaurant situé derrière l’église à côté du château, faisait la cantine chez elle.Au début elle ne le faisait que pendant l’hiver. Plus tard un bâtiment en planches fut construit dans l’enceinte de l’école à l’emplacement actuel, pour devenir une construction en dur en 1973.

Le cursus.

Les cours, essentiellement destinés au 6-14 ans, étaient prodigués du lundi au samedi, avec le jeudi comme jour de repos. Les élèves étaient chargés de veiller à la propreté des salles et de la cour.Pour ceux qui se dirigeaient vers l’agriculture, des cours étaient donnés jusqu’à 14 ans. Les élèves pouvaient alors intégrer la ferme-école de Chavaignac (1847-1923), à Peyrilhac.

Les changements des années 1960… et les permanences du XXe siècle.

Dans les années 1960 de nouvelles classes apparurent : la 6ème et la 5ème, à Nieul. Cette décennie vit se généraliser la mixité scolaire. Les élèves pouvaient venir à pied et même, pour certains, parcourir plus de 5 kilomètres. Au-delà de ces contraintes qui ne se souvient pas de ces inoubliables jeux qui rythmaient la récréation : billes, corde à sauter, toupie, osselets, yoyos, marelle, palet, saute-mouton, quille… et tant d’autres.