Deux vies dédiées à l’enseignement et à Peyrilhac.

Deux vies dédiées à l’enseignement et à Peyrilhac.

Henri Villéger est né en 1916 à Bussière-Boffy. Il se dirigea rapidement vers l’enseignement. En 1932, il entre à l’école normale. En 1939, le couple s’unit. Trois filles et un garçon naissent de ce mariage. Mais la Seconde Guerre mondiale intervient. Le sous-lieutenant Villéger sera fait prisonnier dans les prisons autrichiennes pendant 5 ans. A son retour, son désir d’enseigner est intact. Son premier poste en tant qu’instituteur sera Peyrilhac. De 1951 à 1972, il assurera la charge de directeur. Marie Villéger enseigne à Peyrilhac dès 1945. Ils prendront leur retraite en 1972. Marie et Henri Villéger, intimement liés à la vie de la commune, y vécurent pendant plus de soixante années.

Le souvenir.

Trente ans après leur départ en retraite, les sentiments envers ce couple emblématique sont toujours aussi forts. Pour leur rendre hommage, un rassemblement d’anciens élèves est organisé à l’initiative de Claude Compain, le 22 juin 2002. Une cinquantaine de têtes brunes et blondes répondent à l’appel, sans oublier quelques uns des anciens instituteurs. Journée souvenir qui a rappelé au plus grand nombre le poids de leur enseignement sur leurs vies respectives et l’attachement toujours aussi présent à leurs anciens enseignants.

Générosité, sincérité et innovation.

Leur passage au groupe scolaire de Peyrilhac vit la naissance de nouvelles activités et à l’œuvre d’un couple dynamique et profondément attaché à sa commune et à ses « enfants ». En plus des voyages scolaires, Mr Villéger organisait des sorties supplémentaires (visite du gouffre de Padirac, des châteaux de la Loire). Il introduisit le cinéma à l’école, au rythme d’une séance tous les quinze jours. Les fêtes de fin d’année étaient également le miroir de leurs actions et motivations, tant par les spectacles organisés que par l’esprit familial qui s’en dégageait.Henri Villéger est également l’instigateur, dans la commune, des cours d’agriculture prodigués aux enfants de plus de 14 ans. Cette pratique a continué quelques temps après son départ à la retraite. Puis ils furent assurés par un enseignant « ambulant » qui sillonnait la Haute-Vienne.