Les Bordes, commune de Saint-Jouvent

Chateau des Bordes, Saint-Jouvent. Carte postale ancienne, collection privée

Chateau des Bordes, Saint-Jouvent

Geoffroy des Bordes, né à la propriété en 1769, fut garde du corps du roi dans la compagnie du duc de Luxembourg et eut l’honneur de défendre, dans les fatales journées des 8 et 9 octobre 1790, l’entrée de la chambre de la reine Marie-Antoinette contre la fureur des populations venues à Paris. Il fut foulé aux pieds et mutilé par les assiégeants. Il émigra deux ans plus tard et fit toutes les campagnes de l’émigration, comme chevalier de l’armée de Condé.
A son retour, en 1806, il épousa une héritière de la famille Dupeyrat de Thouron. En 1815, il est l’un des premiers à accourir au-devant de Louis XVIII. Il servit quelque temps comme officier supérieur dans la compagnie des gardes du corps de Raguse.
Lorsqu’il revint dans son domaine limousin, il devint juge de paix. Il mourut à Compreignac à l’âge de 73 ans.
Le château actuel a été construit, en 1890, sur les plans de l’architecte Trezeguet, avec la collaboration de l’architecte limougeaud Geay.
Il est composé d’un seul corps de bâtiment. Sur la façade, il possède une travée médiane, légèrement en saillie et surmontée d’un fronton contré. Elle est interrompue par une lucarne à devanture en pierre. Une corniche fortement moulurée, et un escalier extérieur en pierre à balustrade sont également présents.

Source : Françoise CELER, le canton de Nieul, Haute-Vienne, in Images du Patrimoine, 1995, page 33.