L’Abbé Rousseau et l’école communale de Chaptelat

Pierre-Célestin Rousseau est né le 6 février 1809 de parents agriculteurs pauvres, à Sains, arrondissement d’Avesnes, département du Nord.

Ecolier assidu, séminariste, prêtre en 1834 à Maubeuge, professeur à Hazebrouck en 1838, il arrive à Chaptelat en 1846, accompagné de sa mère et de sa nièce, mademoiselle Palmyre Chaste qui l’assistera efficacement surtout dans l’administration du pensionnat qu’il ouvrira.

Pendant 52 ans, jusqu’à sa mort, il sera le curé de Chaptelat.

Pierre-Célestin Rousseau (1809-1898), in Le Curé de Chaptelat et son oeuvre pédagogique, 1993, page 1

Pierre-Célestin Rousseau (1809-1898)

Dès son installation au presbytère, qui existe toujours, il est aumônier de l’orphelinat du Mas-Eloi qui vient de se créer (1845) en même temps que secrétaire de mairie et il ouvre immédiatement une école libre pour les enfants de la commune.

La loi Guizot du 28 juin 1833 faisant des communes de plus de 800 habitants l’obligation d’avoir une école primaire, le Conseil municipal de Chaptelat demande à l’abbé Rousseau de s’en charger.

Il passe alors à Limoges, le 6 février 1847 son « Brevet de Capacité » obligatoire depuis l’ordonnance du 29 février 1816 pour enseigner dans les écoles primaires et il est officiellement nommé instituteur communal le 29 avril 1847 par l’Académie de Limoges.

Brevet de capacité de Pierre-Célestin Rousseau, in Le Curé de Chaptelat et son oeuvre pédagogique, 1993, page 3

Brevet de capacité de Pierre-Célestin Rousseau.

Un Arrêté d’Institution du 16 juillet 1848 officialise son installation comme « instituteur pour y tenir une école primaire élémentaire » et l’Académie Départementale de la Haute-Vienne l’autorise le 28 décembre 1850 à être, en même temps, « desservant de la commune de Chaptelat ».

Arrêté d’institution du 16 juillet 1848, in Le Curé de Chaptelat et son oeuvre pédagogique, 1993, page 4

Arrêté d’institution du 16 juillet 1848.

L’école communale, qui devait compter une trentaine d’élèves, a une excellente réputation due, naturellement, à la qualité de son directeur.