Les obligations des maires

Au cours de toutes ces années de la Révolution et de l’Empire. Outre les questions religieuses, les élus des différentes communes eurent des tâches écrasantes à assumer, que leur rappellent les lettres patentes du roi dans un premier temps, puis les lois, arrêtés ou ordres les plus divers.

Quelques exemples :
Constitution des gardes nationales.
C’est au Buis que la cérémonie rapportée est la plus précoce et semble-t-il la plus solennelle et à Saint-Jouvent en juin 1790 que leur nombre est le plus grand.
Levée en masse.
Conseils de révision.
Actions contre les déserteurs.
Recensements divers et fréquents : armes, grains, chevaux, recensement des moulins, des pailles, fourrages pour mise en vente de l’excédent, distribution d’argent ou de vivres aux pauvres, vente des biens d’émigrés, nécessité de délivrer des passeports aux citoyens voyageant hors de leurs cantons, de faire face à toutes les questions militaires, à la prévention des désordres possibles.

Mais aussi réquisitions fréquentes de chevaux pour l’armée, 525 bœufs sont réquisitionnés en Haute-Vienne pour l’armée d’Italie dont 2 à Saint-Gence, 2 à Saint-Jouvent, recensement des cochons à Saint-Jouvent : 147, réquisition immédiate du 1/8 soit 18.
Certificats de civisme.
Visite des maisons, granges pour trouver le moyen de fabriquer du salpêtre, y compris en brûlant des genêts, ajoncs, fougères, broussailles… dont les cendres seront amenées à Limoges.
À Peyrilhac le château attenant à l’église sera détruit à cet effet.
Partage des biens communaux.

À noter des changements divers en ce qui concerne l’administration municipale qui à une certaine époque devient cantonale (Directoire…), les maires seront aussi nommés par le préfet…
Et ce n’est qu’à la fin du XIXème que les conseillers municipaux seront élus au suffrage universel (masculin) et éliront le maire parmi leurs membres.