L'après guerre de 1870 et l'école

La perte de l’Alsace-Lorraine est cruellement ressentie. Le désir de revanche est là, bien présent. Paul Déroulède en est le chantre.

Puis au cours des années, cet esprit belliqueux se modère, mais un très fort sentiment patriotique s’installe.

Jules Ferry écrit quelques semaines après la défaite « sous l’Empire nous ne disions pas beaucoup de bien du militarisme (…) je vous le demande, en est-il un seul aujourd’hui qui n’ait été converti par les événements ? ».

Gambetta souhaite que l’on mette « partout, à coté de l’instituteur, le gymnaste et le militaire ».

La Ligue française de l’enseignement a pour devise « Pour la Patrie, par le livre et par l’épée ».

Les devoirs envers la patrie sont magnifiés dans une abondante littérature qui en exalte les vertus et dont une grande partie est destinée aux écoliers et lycéens.

Un « Manuel de tir à l’usage des écoles primaires, des lycées et des bataillons civiques » circule. Les élèves du primaire auront des fusils de bois à leur disposition.

A la ferme-école départementale de Chavaignac, commune de Peyrilhac, (les élèves doivent avoir 16 ans), le Directeur, qui a reçu deux blessures de guerre, demande l’octroi de 25 fusils, bien réels ceux-là. Feydeau, un sergent à la retraite, devient le premier instructeur. Il est remplacé par Jean Chaume, ancien sous-officier, médaille du Tonkin, (Infanterie de marine, 1893-96), qui lui succède en 1898.