Les prisonniers français en Allemagne

Henri LEGER,

prisonnier dès le début de la guerre

Né le 14 juillet 1885 à Saint-Pardoux.

Service militaire au 138ème R.I en 1906.
Sergent.
En 1909 et 1911 : périodes au 338ème R.I..
Mobilisé en 1914, il est fait prisonnier le 28 août 1914 à Rocquigny.
Cet état des services signale un seul camp de prisonniers : Gielsen.

 

Henri au 138ème RI vers 1906.

Henri Léger et son épouse, décembre 1913, collection privée.

Il se marie à Paris en décembre 1913.

 

Henri Léger et son épouse, décembre 1913, collection privée.

Henri Léger et son épouse, décembre 1913, collection privée.

Extraits de ses souvenirs de prisonnier, revisités par sa fille Germaine. Sa captivité durera plus de cinquante mois.

Henri Léger n’a pas écrit ses mémoires ; mais deux anciens prisonniers, prenant souvent leurs repas ensemble, ne pouvaient manquer d’évoquer leurs années de captivité, bien qu’ils n’aient pas été dans les mêmes camps.

L’état signalétique d’Henri Léger ne signale qu’un seul camp de prisonniers Gielsen.

Les photos et les lignes suivantes parleront de deux autres camps.

‘’Mon père a été sérieusement blessé, dans un champ de betteraves, lors des premiers combats auxquels il a pris part. 800 soldats ont été tués et enterrés dans une même fosse. Le soir de la bataille, les Allemands passaient dans le champ pour constater les dégâts. Ils ont cassé son fusil pour le planter en terre et poser son képi dessus, ce qui indiquait la présence d’un blessé à transporter. Mon père a été amené à Bapaume, à l’hôpital qui était pris, tantôt par les Français, tantôt par les Allemands. Il disait avoir été bien soigné par les infirmières allemandes et il a eu la chance de se trouver parmi les premiers, quand il y avait encore du sérum antitétanique ; à défaut de sérum, un de ses camarades a tout de suite su qu’on ne pourrait plus rien pour lui. Mon père est resté assez longtemps dans cet hôpital, et on a fini par le laisser repartir avec une balle de mitrailleuse au-dessus de la cuisse, logée à un endroit dangereux à toucher, on ne pouvait pas l’extraire. Il a donc conservé cette balle toute sa vie.

Remis en état, il est parti par le train pour une série de camps de prisonniers.

Dans le wagon au départ, il se trouvait avec un capitaine anglais, deux hindous, et un jeune noir (ou arabe ?), qui, lorsqu’il était à l’hôpital, profitait du moment où l’infirmière allemande tournait le dos pour la désigner aux copains en disant, geste à l’appui,‘’couper cabèche’’ !

 Aux arrêts dans les gares, les Allemands venaient regarder le wagon pour voir les hindous et le noiraud, personnages rares en Allemagne à l’époque. Des enfants se moquaient de l’uniforme français, de son pantalon rouge, ce fameux pantalon, cause de tant de morts. En effet, quand on amenait les blessés à l’hôpital de Bapaume, le personnel s’étonnait de voir autant de blessures aux jambes : les bandes rouges étaient facilement repérables de loin et les malheureux soldats qui avaient été touchés aux poumons, au cœur ou à la tête avaient souvent reçu des blessures mortelles. Ce n’est que plus tard qu’on a adopté les uniformes bleu horizon.

A l’arrivée dans le premier camp de prisonniers (peut être Darmstadt) les Allemands ont procédé à une grande opération de désinfection en rasant les prisonniers de haut en bas, ce qui inspira à Maurice Chevalier qui faisait partie de ces prisonniers, une chanson vendue dans le camp pour deux sous, paroles et musique. La vedette ne resta pas longtemps dans ce camp, Mistinguett ayant trouvé rapidement le moyen de le faire rentrer en France.

 A partir de là, mon père a fait des travaux variés, en différents endroits, mais il ne s’est jamais plaint de mauvais traitements, ni de tâches trop pénibles. Les Allemands montraient toujours un grand respect pour le moindre grade et j’avais un père sergent. Il y a pourtant eu, à un certain moment, des camarades qui ont été envoyés travailler dans une mine de sel où c’était une véritable horreur. L’un de ces soldats s’est versé, devant ses camarades, une bassine d’eau bouillante sur les pieds, il a ensuite enlevé ses chaussettes et la chair qui venait avec, pour ne plus retourner dans la mine. 

Un petit malin ( ingénieur dans le civil ?) avait trouvé un moyen de ne jamais travailler : il arrivait le matin pieds nus, traînant ses chaussures au bout d’une ficelle, s’asseyait près d’un trou d’eau, trempait la ficelle dans l’eau comme s’il pêchait, sous les yeux des gardiens allemands qui le laissaient faire en disant ‘’il est fou’’ et en se frappant le front. »

Une photo du camp de Darmstadt sur laquelle se voit le monument que les prisonniers avaient élevé à leurs camarades morts, archive privée.

Une photo du camp de Darmstadt sur laquelle se voit le monument que les prisonniers avaient élevé à leurs camarades morts, archive privée.

Le libellé d’une carte de correspondance de ce même camp :

Kriegsgefangenerdager

Darmstadt

………………………… envoi de prisonnier de guerre

Léger Henri

13ème Cie, 4ème Bataillon Darmstadt, 24 mai 1917.

Archive privée

La photo est du camp de Limburg, quant à la suivante, elle ne porte pas de nom de lieu.

Archive privée

Suite du récit :

« Mon père a fait un passage dans une ferme où les femmes essayaient de remplacer les hommes mobilisés. Il nourrissait le cheval en lui donnant force avoine, pendant ce temps, un autre prisonnier faisait semblant, de ne rien comprendre aux travaux de la campagne et étrillait les lapins. Les Allemands ont avoué qu’ils comprenaient mal le caractère des Français qui font toujours le contraire de ce qu’on leur demande, alors qu’eux, ont le sens de la discipline !

Mon père leur rendait hommage pour leur conduite envers lui : ils avaient remarqué qu’il ne semblait pas apprécier leur façon de manger, en piochant tous dans le même plat de pommes de terre au lait caillé. Ils le servaient donc dans une assiette à part.

Quand maman lui envoyait du café dans un colis, ils n’y touchaient jamais, mais prenait le marc restant, pour préparer leur café.

Je ne sais pas combien de temps a duré ce séjour campagnard, mais je sais aussi que mon père est allé dans une fabrique de champagne… Là encore les prisonniers ont fait damner leurs gardiens. Ils ont imaginé de faire un concours à celui qui arriverait à percer le fond de la bouteille avec le goupillon ! 

Le soir certains prisonniers regagnaient la chambrée bardés de bouteilles de champagne, attachées par leur ceinturon, cachées par leur capote…mon père ne supportait plus de vivre au milieu d’hommes trop souvent soûls…

Je crois que ce qui m’impressionnait le plus, dans ces souvenirs c’est l’épisode de l’évasion, préparée comme dans un film.

 Je ne sais plus dans quel camp c’était, mais un groupe de prisonniers a réussi à creuser un tunnel qui aboutissait sous la guérite des artilleurs. Le travail s’est fait sans que jamais les inspections ne le décèlent. Quand tout a été terminé 27 prisonniers se sont évadés la même nuit. Evidemment grande effervescence le lendemain. Je ne sais plus si certains ont réussi complètement leur évasion, mais ce que j’ai retenu, c’est que, bizarrement, le matin, les autorités allemandes qui n’avaient jamais rien suspecté jusque là, sont allées droit à la paillasse sous laquelle commençait le tunnel. Il y avait donc eu un traître. !

Les Allemands ont visité le tunnel où il y avait même l’électricité.

 Un copain de mon père a réussi une évasion ( je ne sais plus comment ) et est rentré en France en traversant le Rhin ( peut être à la nage ?). Ce héros, un certain Gégène, installé plus tard en Afrique noire, voulait persuader mon père de tenter aussi une évasion.

Maman voyait cela avec réticence, mais elle avait envoyé une boussole dans un pot de beurre… sans suite, car on a, à ce moment là si j’ai bonne mémoire, envoyé les prisonniers dans un camp beaucoup plus éloigné de la frontière. 

Je n’ai donc pas pu profiter d’un récit d’aventures paternelles (je voyais mal papa dans ce genre de rôle ! )

J’ai entendu parler de leur correspondance à l’encre sympathique : on écrivait avec quelque chose comme du jus de citron ; pour que le texte apparaisse, il fallait chauffer la lettre…mais tout cela est bien vague dans mes souvenirs.

 Quant au second protagoniste et ami d’Henri, il était prisonnier dans ce qu’on appelait ‘’en dehors des lignes’’, à un endroit où l’on ne pouvait pas recevoir de colis. Les prisonniers souffraient terriblement de la faim. Un jour, un paysan est arrivé au camp en conduisant une charrette remplie de choux. Les prisonniers se sont rués sur l’attelage et en quelques minutes tout a disparu : la charrette, les choux découpés, déchiquetés, volatilisés.

(Un beau-frère d’Henri)  mon oncle et parrain, lui, n’était pas prisonnier, mais il était à Verdun, où il a vu tous ses camarades tomber autour de lui. Il avait mis son sac sur sa tête et attendait son tour… et il s’en est tiré sans une égratignure. Mais après la vie de tranchées, il avait maigri de 40 kg … et, arrivant en permission, ma grand-mère l’appelait Monsieur ne reconnaissant plus son fils grand et fort au départ…il a refusé d’entrer dans l’état où il était, quittant son uniforme et lui disant de le faire bouillir dans la lessiveuse car il était plein de poux. 

Quand il est reparti, ma grand-mère pleurait, mais il lui a dit que du moment qu’il était sorti vivant de Verdun, rien ne pourrait plus lui arriver. Et ce devait être vrai…’’ 

Ce rappel de souvenirs ne prétend pas à une approche historique, mais se veut seulement témoignage de l’atmosphère d’une époque convulsée et meurtrie.

Les deux soldats que nous allons rencontrer ci-après ont été faits prisonniers au cours du mois de juillet 1918, et seront libérés en décembre 1918.

Archive privée

Denis BROUILLAUD

Né le 10 septembre 1896 à Nantiat
Cheveux chatains foncés,
Yeux chatains, front large,
Nez long, visage ovale,
Taille 1m76
Degré d’instruction 3
Incorporé 10 avril 1915
Au 8ème Rég. de Cuirassiers
Le 15/7/15 au 66ème RI
Le 15/9/16 au 366ème RI
Caporal le 6 juin 1917
Sergent le 24 février 1918
Disparu le 15 juillet 1918 au Mont-sans-Nom (Marne)
Prisonnier, avis du 31 août 1918. Rapatrié le 27 décembre 1918.
Envoyé en congé illimité le 21 septembre 1919.

 

Archive privée

Alfred CAULLET

Né le 3 août 1889
à La Madeleine (Nord)
adjudant en convalescence
en 1915 après une typhoïde
Sous-lieutenant
Août ( ?) 1916
Blessures aux jambes et
contusions multiples par
éclatement de torpilles.

« Lourdes le 23 mars 1916

 …voilà le portrait de ton homme. Tu me diras comment tu le trouves.
 …embrasse tout le monde pour moi.
 Je te fais une lettre aussi pour répondre à ta bonne lettre de ce matin.
 Je t’aime ma toute chérie. »

 

Après ses blessures le certificat médical parle de convalescence à St-Yrieix est-ce au cours de cette convalescence qu’il lui est demandé de donner des cours aux futurs caporaux ? A l’occasion de cette mission, vous allez lire comment il était perçu par ses élèves. En effet dans l’ouvrage‘’Carnets d’un Creusois dans la Grande Guerre’’ présentés par Jacques Roussillat aux Editions de la Veytizou, voici ce qu’écrivait Louis, le père de Jacques à ce propos.

« Le cours lui-même promet d’être une petite sinécure. Il est dirigé par le sous-lieutenant Caullet, instituteur du Pas de Calais,…. médaillé et chargé de brisques, il est dans sa bonhomie fraternelle, sa franchise de langage, un homme comme je les aime…c’est le type d’officier dont j’ai toujours rêvé…capable de conduire ses hommes avant tout. Joindre à cela une simplicité aimable qui lui permet de causer, de fraterniser avec ses hommes sans s’en croire diminué. Ses causeries qui occupent la matinée sont malgré la banalité du sujet, animées et attrayantes. Il use de la craie en abondance sur un tableau noir fait de papiers goudronnés. Ses croquis rapides rendent plus clairs ses exposés. 

…18 octobre 1917. Les cours d’élèves caporaux ne demeurent qu’à l’état de souvenirs. En plus de ce que nous avons gagné en instruction militaire, nous en rapportons l’amitié du lieutenant Caullet…il aime à bavarder avec nous et nous arrête de longs moments à chacune de nos rencontres. Je sais qu’il nous a mis des notes élogieuses. « 

Le document suivant (archive privée) désigne le lieu de sa dernière mission avant la captivité.

 

Sa correspondance

Le 12 août 1918

 « Madame

J’ai l’honneur de pouvoir vous rassurer sur le sort de votre mari, mon camarade et ami.

Soyez sans inquiétude, dans une contre attaque à laquelle il prenait part il fut fait prisonnier avec une partie de ses hommes.

C’est tout ce que je puis vous dire librement la consigne me forçant au silence pour de plus amples détails.

Quant à Monsieur Dubois auquel vous aviez adressé votre lettre, il est heureusement en excellente santé ; mais loin du régiment.

Recevez Madame mes respectueux hommages. E. Thomas »

Le 18 août 1918

 » Madame

Je ne saurai me soustraire à votre demande et je m’efforcerai autant que possible de tout vous dire. La censure militaire m’empêchera d’entrer, trop avant, dans certains détails concernant les opérations auxquelles votre mari a pris part, mais néanmoins je me ferai aussi clair que possible.

Après une chaude journée, sa compagnie fut très éprouvée, il eut en cette circonstance le bonheur de s’en tirer sain et sauf. Cette affaire eut pour résultat de faire reculer le boche bien au delà des rives de l’O…

Celui ci se sentant menacé , pour avoir le temps nécessaire à son recul et à l’enlèvement de son matériel, fit une contre attaque quelques heures après notre marche en avant, aux fins de nous rejeter sur l’autre bord de la rivière.

Votre mari occupant un petit promontoire boisé avec sa section formait une antenne avancée que les boches encerclèrent par infiltration, plutôt que de front, afin de s’en rendre maître sans trop de casse.

A la faveur d’un talus de voie ferrée, ils se glissèrent en masse entre lui et le reste de sa compagnie. Coupé des autres éléments de son bataillon, réduit à l’isolement et en trop petit nombre pour résister ou chercher un passage, il fut enlevé, ou en terme militaire, soufflé avec tout son monde.

Cela se passait le 20 vers 17 heures environ. Dans la nuit qui suivit nous fimes une contre attaque sur cette position et nous retrouvâmes les équipements des hommes de sa section, ce qui nous confirma sa disparition comme prisonnier.

Au bureau de la compagnie cette nouvelle aussitôt connue, il fut porté disparu.

Le sergent major remit à l’officier des détails, sa cantine et ses affaires personnelles et ce dernier du expédier le tout au bureau des à Paris.

Cela nous a mis dans l’impossibilité de vous rien expédier, ce n’est pas perdu, mais il vous faudra attendre la preuve de sa disparition comme prisonnier pour faire le nécessaire par le Depot du corps de son régt à Magnac-Laval Haute Vienne, pour réclamer ce qui lui appartient.

Vous ne pourrez faire cela que lorsque vous aurez une lettre de lui venant d’Allemagne, car tout ce que je vous ai dit à titre de camarade ne sont que des présomptions non admises par l’autorité militaire, par conséquent qui ne peuvent vous servir en rien, si ce n’est de vous apporter une consolation que nous partageons de tout cœur avec vous.

Madame je vous demande pardon de vous avoir entretenu si longtemps. Je n’ai pu résister à la joie de vous faire plaisir en vous documentant sur des choses qui vous intéressent de si près. Recevez madame l’expression de mon plus entier dévouement et de mes plus respectueux hommages.

 S.Lt E. Thromas « 

D’après les cachets portés sur la carte que le Lieutenant Caullet adressait à son épouse, l’on peut suivre les différentes étapes franchies. Elle a été écrite le 31 juillet, était timbrée de Limburg le 10 août et arrivait à destination le 2 septembre. Elle disait :

31 juillet 1918

« Suis prisonnier. N’ai pas encore adresse fixe. Ecris au sergent-major de ma compagnie pour lui dire de garder mes lettres. 

Besoin pantalon civil, linge, argent (en attendant solde)

Baisers à tous. Je suis très bien.

 T’aime Fred »

Le 18 Sept 18

 « Madame Caullet

Bien reçu votre lettre me confirmant que votre mari est prisonnier.

Selon les recommandations faites, avant de monter tous les effets lui appartenant ont été groupés et à notre officier des détails qui lui en a fait un envoi au Bureau des Successions à Paris comme cela se fait pour tous les disparus. Sa solde du mois de juillet a été envoyée également au même bureau. Je ne crois pas qu’il soit nécessaire que vous fassiez une réclamation car’ vous ne devez pas tarder à toucher toute la succession de Monsieur Caullet. Recevez Madame, l’assurance de mes plus respectueuses salutations.

 L. Bossebœuf Sergt Major 17ème Cie 338ème « 

18 octobre 1918

 

Une carte de l’AMERICAN Y.M.C.A datée du 18 octobre à Berne,

disait à Madame Caullet :

« notre délégué en Allemagne a vu le 27 septembre a Grandenz

M. le Lt Caullet 338ème Il n’avait pas reçu de lettre ni de colis. »

le 21 novembre 1918

« Madame 

J’ai quitté le 18 octobre le lieutenant Caullet en bonne santé, il était mon camarade de captivité au camp de Grand… ?et supportais courageusement son exil en faisant des cours d’anglais à nos camarades.

Maintenant il doit être sur le chemin du retour, il ne va probablement pas tarder a rentrer. C’est pour cette raison que je ne vous donne pas plus de détails sur sa vie la bas.

Je vous prie d’accepter Madame, mes respectueux hommages.

 Docteur Maxime Cadre

 Torcy (Marne) ».

Archive privée

La correspondance de la photo ci-dessus est datée du 17 novembre 1918. Elle porte l’indication suivante où il est fait allusion à des séances de musique :

« A mon compagnon de captivité devenu mon ami, en souvenir de la charmante partition.

A mon ami Caullet. Bien amicalement. »

Quand a-t-il été rapatrié ?

Nous ne le savons pas très exactement.

L’un des documents consultés fait état d’une prolongation de permission à compter du 18/12/1918 donnée au titre de ville bombardée. Une autre datée du 29 janvier fait état d’une permission de 30 jours à compter du 29 janvier 1919 jusqu’au 28 février, au titre de prisonnier rapatrié, à la suite de quoi il rejoindra son dépôt du 338ème.

Sources :

Archives privées.