Introduction

Aux XVIème-XVIIème siècles, les possesseurs de la baronnie de Nieul sont aussi dotés de nombreuses autres terres et peuvent être à la cour, à la guerre. Alors se pose la question : Viennent-ils souvent au château de Nieul, quels travaux y ont-ils réalisés ? De savoir combien de temps ces hommes et ces femmes, ont vécu sur la terre de Nieul. Y venaient-ils souvent ?
Et en l’absence de toute archive (qui semblait encore exister vers 1972 - témoin la lettre d’Hélène de Polignac adressée à son époux Isaac de Lescours) vue à cette date nous sommes obligés de rechercher toute preuve de leur passage et d’être prudents dans ce que nous pouvons écrire.
Il ne faut pas croire que les voyages étaient peu courants à cette époque, ou que le Limousin était une région isolée. Au contraire… nous l’affirme Michel Cassan, « les déplacements sont légion en direction d’Angoulême, Saintes, La Rochelle… la voirie n’a pas représenté un obstacle dirimant… ce n’est pas avant la fin du XVIIIème et au XIXème siècle que la topographie tourmentée limousine et marchoise montra toutes ses limites ».
En ce qui concerne Marin de Montchenu, époux d’Antoinette de Pontbriand et père de Marie-Cléophas, nous avons des certitudes. Par des actes notariés du terrier de Compreignac, nous savons qu’il était présent en lieu et place de ses beaux-parents, absents du Limousin, pour la signature d’un acte : Le 24 décembre 1513, Martial Villebert demeurant à Couteillas déclare devoir une rente foncière sur ce bien à noble et puissant F. de Pontbriant, conseiller et maître d’hôtel ordinaire du Roi, capitaine de Loches et de Blois et à Mathive Formière sa femme, seigneur et dame de la Valette et de Saint-Gence absents, mais Marin de Montchenu leur beau-fils stipulant.
D’autres dates nous sont données en ce qui le concerne pour l’achat d’un moulin à Nieul. Et surtout, nommé gouverneur sénéchal du Limousin, nous avons le récit de son arrivée à Limoges et de sa réception suivie d’un repas de 400 couverts en 1531. Il le resta jusqu’en 1546 où il fut remplacé par son cousin germain. Il est permit de penser qu’au cours de cette période et en dehors de ses activités auprès du roi, les murs du château de Nieul ont été témoins de sa présence.

Pour sa fille, Marie-Cléophas et sa petite-fille, Antoinette, nous n’avons aucune certitude.
C’est à Marie-Cléophas qu’est attribuée dans la tradition orale, la construction de la tour carrée du château de Nieul, mais sans preuve écrite il est impossible de l’affirmer.
Rien ne nous permet dire que baron et dames de Nieul ne vinrent pas au château de Nieul, à un moment donné, pour une période plus ou moins longue.

Quelles sont nos sources ? Essentiellement des mémoires et des dictionnaires biographiques anciens ou actuels, actes notariés ; recherches autrefois longues, mais désormais devenues plus rapides grâce à Internet.