Antoinette de Pontbriand et Marin de Monchenu

Armes de Marin de Montchenu<br /> De gueules à la bande engrêlée d’argent

Armes de Marin de Montchenu
De gueules à la bande engrêlée d’argent

Antoinette de Pontbrianddame de Nieul, veuve sans enfant, épouse au Château d’Amboise en secondes noces Marin de Montchenuécuyer, seigneur de Chaumont et de Guercheville.
Au temps de son adolescence, Marin a partagé les études et les jeux du comte d’Angoulême, futur François Ier. Devenu roi,celui-ci l’a nommé son premier maître d’hôtel et le traita toujours en ami, et le combla de distinctions.
D’une famille illustre du Dauphiné, Marin se distingua durant les guerres d’Italie, à Agnadel et à Marignan. À Pavie,il y commandait 12000 lansquenets, il y fut fait prisonnier et devait partager par la suite la captivité de François Ier.
Il fut ambassadeur en Suisse (Genève).
François Ier le chargea de lever 6000 suisses, ce que fit Marin. Et sans qu’on ne le lui demande, il mit en gage pour cette levée les terres qu’il possédait en Savoie et dans le Comté de Genève, qui furent par la suite, saisies et vendues. Cette action de Marin soldée par la perte de ses             terres montre sa fidélité envers le roi et qu’il n’aspire pas essentiellement aux honneurs et au         profit contrairement à ce qui est suggéré dans la citation suivante.

Nommé Gouverneur du Limousin, il est accueilli à Couzeix, avant d’être honoré à Limoges au cours d’une réception de 400 convives en 1531.

Marin décéda à Saint-Germain en Laye, en 1543. François Ier lui accordera l’insigne honneur d’être enterré à la basilique de Saint-Denis auprès des Rois et des Reines de France. Son tombeau s’y trouvait encore en 1789.

Figure représentant Marin de Montchenu<br /> Costumes historiques de la France, tome IV.<br /> "Figure extraite d’une miniature qui représente François Ier entouré de sa cour (Gaignières, portef. VIII, 5 et 8)."<br /> "La partie principale de ce costume est un surtout bleu-outre-mer, frangé de fourrure rouge-brun, et orné d’un collet de fourrure de même couleur.<br /> Le vêtement de dessous est vert ; les bottes<br /> sont noires, ainsi que la toque."

Figure représentant Marin de Montchenu
Costumes historiques de la France, tome IV.
« Figure extraite d’une miniature qui représente François Ier entouré de sa cour (Gaignières, portef. VIII, 5 et 8). »
« La partie principale de ce costume est un surtout bleu-outre-mer, frangé de fourrure rouge-brun, et orné d’un collet de fourrure de même couleur.
Le vêtement de dessous est vert ; les bottes
sont noires, ainsi que la toque. »

Brantôme écrit quelques lignes corrosives, très sujettes à caution, mais qui montrent aussi, combien Marin de Montchenu était proche du Roi :« J’ay ouy dire à feu Madame la Seneschalle de Poictou, ma grand-mère, que, quand le Roy François tourna de sa prison d’Espaigne, et passant par sa Guyenne, il vint voir M. le Seneschal de Poictou, mon grand-père en sa maison d’Anville, il y séjourna trois jours, et luy fit cet honneur de l’entretenir des choses qui s’étaient passées tant en sa prison qu’au siège et à la bataille de Pavye ; et lui raconta force belles particularités jusques à luy dire quel cheval de bataille il avait ce jour là, et quel harnois  M. le Seneschal  (qui) avait l’age de soixante-quinze ans que le roy respectoit, lui dit : « Sire, vous estiez très bien armé mais vous aviez à dire la meilleure pièce de votre harnois le coeur de votre noblesse, que par cydevant n’avez recogneue et traitée comme vous deviez ; car vous n’avez recogneu, traicté, contenté, que quatre ou cinq favoris comme l’amiral Bonnivet, Montchenu, Montmorancy et Brion qui seuls se sont ressentis de vos faveurs, biensfaits, honneurs et dignités et les autres rien… Si vous eussiez espendu esgallement de vos faveurs et moyens aux autres gentilshommes de vostre royaume, ils vous eussent été plus affectionnés, qu’ils n’ont esté et eussent crevé auprès de vous, et possible ne fussiez-vous esté pris. Et possible aussy que, pour ce subject, Dieu a ainsy disposé de vous… »(Le roi) dit Monsdect sieur le seneschal (qu’il) se corrégeroit ; mais il n’en fit rien… ».

 

 

 

Portrait de Marie de Montchenu, demoiselle de Macy, dame d’Harcourt.<br /> François Clouet, 1547, Musée Condé, Château de Chantilly

Portrait de Marie de Montchenu, demoiselle de Macy, dame d’Harcourt.
François Clouet, 1547, Musée Condé, Château de Chantilly

Antoinette de Pontbriant et Marin de Montchenu ont eu trois filles :

  • Marie-Salomé, l’aînée, qui épousa Claude de Châteauvieux. Elle amena avec elle la terre de la Villatte.
  • Marie-Cléophas, héritière de Nieul, qui épousa en premières noces, Louis d’Harcourt, seigneur de Macy, ou Massy puis en secondes noces, Antoine de Pons, protecteur de Bernard Palissy. Elle fut au service de la reine Eléonore de 1539 à 1547. Son portrait se trouve au musée de Condé parmi les Clouet de Catherine de Médicis, dont elle a été Dame d’Honneur. Clément Marot lui a consacré une étrenne.
    Marie-Cléophas et le sieur de Pons auront une fille : Antoinette de Pons.
  • Marie-Madeleine, qui épousa son cousin, Claude de Montchenu.