Le chef d'escadron Gabriel Duclou du Teillol

Le Chef d’escadron Duclou du Teillol est issu d’une famille où l’instruction était de rigueur.

Jean Duclou, bourgeois et marchand de Limoges, faubourg Montmailler étant devenu propriétaire à Chaptelat prend le titre de Sieur du Teillou (ou du Teillol) nom de sa terre. Cette famille compta au 18ème siècle, deux Bénédictions renommés. Le plus éminent se fit remarquer par sa participation aux travaux savants de son Ordre. Son neveu réalisa le premier dictionnaire de la langue limousine resté sous forme manuscrite, Turgot n’ayant rien fait pour qu’il fut imprimé. Il ne le sera qu’à notre époque après avoir été fortement remanié.

Gabriel Léonard Duclou du Teillol est né le 13 octobre 1788 à Limoges, Faubourg Montmailler et fut baptisé le lendemain à Saint Michel des Lions, né de Léonard Duclou du Teillol et de Madeleine Françoise Deperet son épouse.

Son père, Léonard Duclou du Teillol a pu être pendant le Directoire représentant de la commune de Chaptelat au chef lieu du canton (Nieul). La signature de Duclou accompagne un certain nombre de séances tenues à Nieul, mais le prénom n’étant pas précisé, nous n’en avons pas la certitude.

Venons en maintenant à notre jeune homme : Gabriel Léonard…. « Elevé dans une pension particulière ( ?…) il a suivi pendant cinq ans les cours de mathématiques et de physique de Lacroix et Brisson à l’école des quatre nations avec assez de succès pour subir à l’âge de treize ans l’examen de l’école polytechnique où sa grande jeunesse empêcha seule son admission ». Nous dirions de nos jours que c’était « un enfant surdoué ».

Chef d'escadron Gabriel Duclou du TeillolSoldat volontaire de 1793

Dernière de couverture
(50 ans de vie locale 1780-1830)

A quatorze ans, il est employé au cadastre en tant que géomètre de 1ère classe. A seize ans il s’engage dans les Cadets du Régiment de la Tour. Sa carrière militaire est résumée, grâce aux Archives de l’Armée de Terre, dans notre brochure « 50 ans de vie locale ».

 Il est reçu Chevalier de la Légion d’Honneur mais en tant que « Demi-solde » à la Restauration, il est rangé dans la catégorie des « suspects » par le nouveau pouvoir. Malgré les interventions du Général Alméras en sa faveur :

« Monseigneur,

La nouvelle ordonnance concernant le Corps d’Etat Major, en m’autorisant à avoir un chef de bataillon pour aide de camp, vient accroître les espérances qu’ont dû faire concevoir au Capitaine Duclou du Theillol qui sert auprès de moi en cette qualité, les promesses bienveillantes de Votre Excellence et celles de ces prédécesseurs, seul fruit jusqu’ici de se services honorables, des notes les plus avantageuses, et des augustes recommandations de S.A.R. Madame la Dauphine. 

Je renouvelle donc avec empressement la demande que j’ai plusieurs fois faite en sa faveur et je prie Votre Excellence de vouloir bien le nommer au grade de Chef de bataillon du Corps Royal d’Etat Major. 

Si cependant le Capitaine Duclou devait voir ajourner encore ce résultat de toutes les assurances d’avancement qui lui ont été données, sa santé altérée par les fatigues de la guerre et par des espérances non réalisées, lui a fait négliger jusqu’à présent, et de plus, le besoin de veiller à l’éducation de trois jeunes dont il a eu le malheur de perdre la mère, sont des motifs qui me feraient consentir à me priver des services de cet officier, et à demander pour lui l’emploi de Capitaine de recrutement dans le département de la Haute-Vienne, à Limoges…. »

(lettre du 25 décembre 1826, au Ministère de la Guerre par le Lieutenant Général Baron Alméras, commandant de la onzième division militaire).

Il est mis à la retraite en 1836Il devient bientôt maire de Chaptelat. Il apporte sa contribution financière, ainsi que d’autres habitants de la région, à la « Colonie Agricole du Mas-Eloi » destinée à l’origine (1847) à accueillir des orphelins et des enfants abandonnés pour en faire des cultivateurs

Gabriel Duclou du Theillol (pour avoir une biographie plus complète cliquer sur son nom) meurt le 18 mars 1852 à Chaptelat.

Signature de Gabriel Duclou du Theillol<br /> (50 ans de vie locale 1780- 1830, page 137)

Signature de Gabriel Duclou du Theillol
(50 ans de vie locale 1780- 1830, page 137)